La Bolduc, une visionnaire.

Femme du peuple, femme partie de rien, La Bolduc née Mary Travers a été comme on dit maintenant au top du hit parade dans l’industrie du disque dans les années 30. Ses chansons pleines de bon sens restent toujours d’actualité. Pour vous en convaincre, écoutez dans cette vidéo l’original de sa chanson « découragez-vous pas ».  C’était au moment de la grande dépression qui a précédé la 2e guerre mondiale. Hein ! On dirait l’actualité. En visionaire, elle parle même du « tout à crédit ». Et maintenant, écoutez la nouvelle version 2012 un peu plus directement politisée qu’en a faite Pierre Castonguay  80 ans plus tard dans cette autre vidéo  .

Photo Pascale Ratthé

Encore plus d’actualité, voici que le Printemps Érable est en train de constituer sans le vouloir une union sacrée à travers le monde. Inspirés directement par notre révolte étudiante, des étudiants des 4 coins du monde organisent  pour novembre une grève mondiale des étudiants. Cette grève vise à dénoncer « LA MARCHANDISATION » de l’éducation. Pour le moment, aucune des associations Québécoises n’a encore répondu à cet appel. On en est à la 71e nocturne, groupant chaque soir vaille que vaille de 50 à 100 batteurs de casserole avec quelques arrestations en douceur. Mais les médias n’en parlent pas. Botus et mouche cousue, sauf le Devoir, ça va de soi. 

La bourse ou la vie

À part le bruit des casseroles au Québec (même quand elles ne raisonnent plus dans la rue, elles font tout un tapage en publicité du PLQ) on n’entend pratiquement parler que de ça : la bourse. On dit qu’elle est le thermomètre de l’économie mondiale. Si c’est vrai, alors nos finances subissent une attaque de malaria aigüe, car le thermomètre subit des variations incroyables d’une semaine à l’autre. Paix mes agneaux ! Les loups des finances sont là pour nous protéger. Pour nous le troupeau, que sait-on de la bourse ? Rien ! T-Bear a donc cherché à savoir et c’est dans le journal Français trés sérieux Le Monde que T-Bear a trouvé une explication à la portée même des nuls comme lui. Alors, si vous voulez en savoir plus sans vous fouler une méninge, comme lui cliquez sur le titre de l’article : Dessine moi l’éco : la bourse ou le financement des entreprises qui vous expliquera tout en une petite vidéo. Maintenant, si vous voulez avoir l’heure juste sur les dettes des États du monde, cliquez sur l’horloge des dettes mondiales. C’est un site anglophone, mais les chiffres sont en français ;-). Maintenant, les chiffres sont tellement astronomiques que rien que la dette des USA dépasse le temps en années écoulé du Big Bang jusqu’à nos jours. Au-delà d’un certain nombre, les zéros alignés ne sont plus très parlants. Rien ne vaut une petite explication illustrée. Vous le reconnaissez ?   C’est le billet de 100 dollars US. Ce billet est sans doute le plus populaire, le billet préféré dans le monde entier. Ce sont ces billets que nous utiliserons   pour bâtir les « pyramides » décrites dans cette présentation. Et ça, c’est une liasse de 10 mille dollars. Cette somme permet de passer de bonnes vacances au bord de la mer ou de s’acheter une petite voiture d’occasion.  Et voici 1 million de dollars. Finalement, ce n’est pas aussi impressionnant qu’on pourrait croire, n’est-ce pas ? Pourtant la plupart des habitants de notre planète ne gagneront jamais cette somme de leur vie. C’est peut-être pour cela que l’expression  « Devenir millionnaire » est le rêve de tous ceux qui jouent à la loterie. Passons à 100 millions de dollars. Comme vous le voyez, ce montant tient sur une palette classique facilitant sa manutention. On voit à côté pour comparaison, une liasse de 1 million et une autre de 10 mille dollars. Ouf ! Nous arrivons au milliard de dollars… Vous avez compris: si vous souhaitez faire un casse dans une banque pour vous emparer de 1 milliard de dollars, il vous faudra un camion Et voici à quoi ressemble 1 trillion de dollars (ou 1000 milliards) : Notez qu’il s’agit de deux étages de palettes de 100 millions de dollars chacune, soit l’équivalent d’un terrain de soccer (foot),  ou d’un Boeing-747-400 (toujours pour comparaison). Nous en sommes maintenant à 15 trillions de dollars (ou 15 000 milliards). Comme vous le voyez, le Boeing s’est caché derrière cette montagne de dollars, alors que la Statue de la Liberté commence à s’inquiéter, car ce montant est inférieur à la dette des États-Unis qui constitue — tenez-vous bien — :   114.5 trillions de dollars (114 500  milliards). La voici, la dette, elle est à droite sur la photo ci-dessous.Si elle était construite en béton très armé, elle serait la plus haute tour du monde et de loin. Si vous sautiez de cette hauteur sur n’importe quel gratte-ciel américain, vous seriez écrapouti comme une crêpe. Et au sol, vos héritiers éplorés ne pourraient même pas récupérer vos morceaux. Ces 114.5 trillions de dollars, c’est la somme qui manque aux États-Unis pour payer la médecine, les médicaments, les retraites, les frais de Sécurité sociale, la police et toutes sortes de projets militaires que tous les présidents des  États-Unis adorent. Toutes les recettes dont les impôts et taxes passent à payer les intérêts de cette dette. Donc, pour faire cuire la marmite étatique (les politiciens, les fonctionnaires, la santé, l’éducation, les retraites, les polices, les armées etc.) il faut emprunter et augmenter la dette. Et si on remboursait toute la dette ? Oui, mais avec quoi ? Pour se procurer cette somme, il n’y a que deux options : soit le gouvernement imprime ces trillions et dévalue du même coup sa monnaie ce qui serait aussi une catastrophe, soit les habitants des États-Unis les sortent de leurs poches. Mais l’ennui, c’est qu’il y a longtemps qu’ils n’en ont plus assez collectivement, même en raflant l’argent des plus riches. Alors ? Ne paniquez pas. Zorro va arriver pour sauver tout ça c’est sûr… ou Jésus banquier. Pensez plutôt comme cet homme philosophe de l’instant qui tombant du 33e étage se disait « tout va bien pourvu que cela dure » en passant devant le 5e étage. C’est ce que les banques et les gouvernements nous ont ressassé depuis le vrai début de la crise lors du crash de 1997, au moment où c’était réparable. Mais voilà, après moi le déluge. Tous les banquiers, les financiers et les gouvernements ont laissé aller malgré les cris d’alarme des économistes. Il y avait tellement de profit immédiat à faire à spéculer sur la crise ! 

Une guerre des gangs aura-t-elle lieu ?

En prévision de la guerre des gangs, Gonzague s’est couvert d’une armure. – photographe ou graphiste inconnu de T-Bear

Lors de l’élaboration de notre système il y a 300 ans, les pouvoirs constituants pleins de bonnes intentions avaient conçu la formation de partis politiques comme la courroie de transmission entre le peuple et les dirigeants. Lors de conseils, de congrés, de rassemblements, ceux qui partageaient une même façon de concevoir la chose publique construisaient un programme que le parti souverain imposait à ses représentants élus. Malheureusement très vite la vapeur s’est inversée. Dès le début de la révolution française, des dirigeants et non le peuple ont commencé à se séparer en factions qui sont devenus des partis. Ils se sont liquidés à couperet de guillotine comme de vrais mafieux avant l’heure. Au fil du temps, des penseurs ont essayé de renverser la vapeur. Mais forts du pouvoir que le peuple leur délègue et appuyés par une bureaucratie interne de petits copains qu’ils ont installé à tous les postes charnière, dans tous les pays du monde, ce sont les élus qui dictent effrontément la ligne du parti dont les membres ne sont plus que des béni-oui-oui. Là encore la volonté du peuple a été muselée par ceux qu’on a élu soit disant pour nous servir. Nos serviteurs que nous payons trop chers sont devenus nos maîtres. Et c’est ainsi qu’une véritable mafia s’est installée au pouvoir au fil du temps. Jusqu’à ces derniers jours, la guerre des gangs en période électorale se faisait plus ou moins avec une certaine civilité.  C’est un secret de polichinel maintenant que le 1e Sinistre du Québec va déclencher des élections en août pour nous faire passer aux urnes à la rentrée, il était temps. Malheureusement, cette période des vacances est autant une incitation à l’abstention que l’écoeurement généralisé. Pour un homme aux abois,  c’est un quite ou double car on ne peut jamais vraiment prévoir à qui le crime profitera. Crime, car il y a une anomalie constitutionnelle intentionnelle et grave à notre démocratie. Dans toute association ou société, un quorum est exigé pour légitimer une élection. Partout, sauf dans un scrutin national. Non content d’en profiter, le 1e Sinistre du Québec décide de déclarer une guerre médiatique préventive avant même le déclenchement des élections.  Avec quel argent ? De l’argent sal comme l’a déclaré l’enquêteur Duchesneau ?

Le jardin de Jean Charest par Garnotte du Devoir

En tous cas, ça fesse dur, ça fesse sal, ça fesse illégalement et ça fait mal à l’intelligence collective de notre peuple. Mais qu’attendre d’autre de ceux qui utilisent implicitement les principes de la Cosa Nostra ? Par quoi vont riposter les adversaires ? Verra-t-on se déclencher une véritable guerre des gangs ? Pauvre Québec.

T-Bear n’appartient à aucun parti. Pour les raisons qu’il vient d’énoncer plus haut, il les considère comme la plaie purulente de notre système démocratique et l’une des causes principales de nos problèmes. 

La marine de la République du Québec

T-Bear parlait d’indépendance avec un quidam qui n’était pas tout à fait contre, mais qui n’était pas tout à fait pour non plus : p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non. Pour alimenter le côté négatif à notre indépendance, il sortit : Si on a l’indépendance, faudra ben s’créer une armée et ça coûte  ben trop cher ç’t’affaire là là. Ah ben alors là, dites moi ce qu’un petit pays pacifique entre tous qui veut juste se laisser parler d’amour aurait à faire d’une armé de terre et de l’air ? La marine ? Ben on en a déjà une. Avec un vrai beau sous-marin à part de d’ça.

La marine de la République du Québec, c’est bien suffisant – photo T-Bear

Mais oui, pas plus loin que dans le lac de Genève de Terrebonne. Pas plus pire que la marine Suisse d’ailleurs. Et elle marche ! Pas comme la frégate Canadienne qui a failli sombrer en allant au secours des Américains lors de la 1e guerre du Golf. Justement, prenez l’armée la plus puissante du monde, celle des États Unis, celle qui les mets dans le trou. Z’ont beau avoir les armes les plus sophistiquées, les plus fabuleuses, ça ne les empêche pas de se faire déculotter partout où ils mettent la botte. Vietnam, Afghanistan, Irak 2… Alors à quoi ça sert de nos jours une armée même la mieux équipée du monde face à la volonté d’un peuple, face à la guerrilla ? Juste à permettre aux états major de jouer avec leurs beaux joujoux qui coûtent des milliards aux contribuables pour rien ! Regardez l’affaire des F 35 au Canada ? Et puis quoi, l’armée Canadienne, à quoi elle sert sinon à boucher les trous des digues pendant les inondations 1 fois tous les 4 ans. Au contraire, Tout cet argent que vous et moi on paie pour ces gadgets qui sont périmés sitôt sortis, on pourrait le sauver avec un Québec indépendant et le mettre dans la santé plutôt que dans la mort… ou pour éduquer nos enfants. Ou les 2, y en aurait assez d’économie. « Oué, oué, oué – a dit le bon homme – Ç’pas fou ç’que tu dis, ça a ben du bon sens. Mais quand même un  pays sans armée, c’est pas un vrai pays. » Soupir !!!

conception et graphisme de T-Bear

La fête nationale des Québécois

manifestation du 22 juin à Montréal – photo André Pichette

D’abord, T-Bear se doit de parler de la manifestation du 22 juin organisée par les étudiants qui a rassemblé de 10 000 à 15 000 personnes à Montréal malgré les vacances et la canicule. Une autre manifestation anti-Charest a attroupé plusieurs milliers de personne à Québec, dans la Capitale Nationale. Seul le quotidien indépendant Le Devoir en a fait sa manchette. Juste un entrefilet dans les autres médias appartenant aux 2 géants de la Presse au Québec Québecor et Power Corporation. Incontestablement, des ordres ont été donnés . Et on parle de liberté de presse dans des pays démocratiques ! Peut-être que la commission Charbonneau anti collusion et corruption devrait s’y intéresser. Malheureusement, elle n’a pour cible que le secteur de la construction. Dommage.

Un membre de la mafia d’après son costume demande son chemin pour se rendre à la convocation de la Commission Charbonneau – Garnotte

 Dans cette marche, il y avait une grande banderole qui proclamait « CAP SUR L’INDÉPENDANCE ». Alors T-Bear y est allé d’une petite contribution patriotique en rêvant de ce qui pourrait être le sceau de la République du Québec.

conception et graphisme de T-Bear

Aujourd’hui est notre fête Nationale, la St-Jean Baptiste. Elle a commencé samedi avec des spectacles où les artistes s’en sont donné à coeur joie pour manifester leur opinion. Vive le Québec ! Vive le Québec indépendant !

Sauvons les gens, pas les banques.

Après la Grèce, l’Espagne est le pays le plus touché par la crise économique européenne avec le taux de chômage le plus élevé du monde industrialisé : 24,44% de chômeurs. 4, 71 millions de personnes en Espagne cherchent désespérément du travail sans espoir d’en avoir bientôt. Comme partout dans les pays industrialisés, ils ont vécu sur le crédit facile que leur ont ouvert les banques. Celles-ci à la belle époque ont fait des profits scandaleux. « Profitez maintenant, payez plus tard » –  « une hypothèque n’est pas une dette » – « Pourquoi payer un loyer quand vous pouvez devenir propriétaire » – « C’est le crédit qui fait rouler l’économie » clamaient-elles à grand coup de publicité dans le monde entier, vous souvenez-vous ? Même les états nous montraient l’exemple. Et nous y avons tous cru… et malgré tout ce qu’on voit s’écrouler autour de nous, nous y croyons encore à ce maudit beau rêve. Que celui qui n’a pas de dette jette la première pierre.

Ce que ce devait être idéalement

Mais à l’époque, le boum économique nous aveuglait. Pourtant il n’était dû qu’aux besoins énormes des pays émergents. Seulement voilà, comme en beaux niaiseux assoiffés de profits immédiats, nos industriels ont délocalisé et leur a tout vendu clé en main y compris le savoir faire. Eh bien, comme il fallait s’y attendre, ils ont de moins en moins besoin de nous. Bien plus, c’est eux maintenant qui aident les nouveaux émergents, mais en leur louant leurs compétences, pas en les vendant. Et nous, nous avons tout perdu sans espoir de repartir même à zéro puisque toute l’industrie et les têtes sont ailleurs, à l’extérieur. Alors la crise. Les animaux malades de la peste : ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés. Elle était pourtant tellement prévisible cette crise. On pense que le mal frappe surtout l’Europe et qu’on va en réchapper. Pourtant, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney pousse un cri d’alarme « Notre économie ne peut toutefois compter indéfiniment sur les dépenses des ménages alimentées par l’endettement, en particulier dans un contexte  de faible progression des revenus ». C’était ce matin dans les grands quotidiens… mais loin derrière les manchettes. Juste un petit entrefilet avant les avis de décès… Les gens n’aiment pas les nouvelles qui dérangent. Faible progression des revenus, récession… Deviendrons-nous une autre Espagne avec des millions de chômeurs qui ne peuvent plus payer leurs dettes ? Dont les maisons sont saisies? Comme des millions d’Espagnols, à la rue dans pas longtemps ?  

Qui le responsable ?

Qui est réellement responsable du pêché originel ? Le couple de naïfs ou le serpent tentateur ou le Dieu qui a tout manigancé ? Là est la question. En tout cas, Le gouvernement Espagnol a demandé ces jours-ci au dieu Finance de récompenser le tentateur et de chasser les agneaux du Paradis Terrestre. Au cri de « sauvons les banques ! », le gouvernement Espagnol demandera lundi entre 16 et 65 milliards d’Euro pour renflouer leurs banques en aide publique Européenne (avec les sous des contribuables Européens bien entendu). Ne serait-il pas plus moral et plus profitable d’aider les gens à leur assurer un toit, à leur redonner fierté au lieu de les jeter à la rue ? Allons-y dans la rue avant qu’il ne soit trop tard et clamons assez fort pour faire trembler le dieu du profit à tout prix :

Sauvons les gens, pas les banques.

Blanchiment au parlement, ça s’peux-tu ?

Suite à un tordage de bras des partis d’opposition, une commission d’enquête publique sur la corruption et la collusion, la Commission Charbonneau, a été créée avec beaucoup de réticence par le 1e Sinistre du Québec fin 2011. Or voici qu’à peine ouverte en juin, elle scandalise même ceux qui l’avaient demandé à grand cris. Violente sortie du Parti Québécois hier contre le témoins Jacques Duchesneau, ancien policier, commissaire enquêteur ayant présidé en 2010 l’unité anti collusion (UAC) pour le ministère des transports. Son rapport un peu trop gênant avait été liquidé aux oubliettes après avoir coûté quelques millions aux contribuables. Jusque là homme fort respecté pour son honnêteté, voici qu’il se fait violemment attaquer par ceux-là même qui le soutenaient parce qu’il a osé dire que 70% des fonds électoraux provenaient d’argent sal quel que soit le parti. Y aurait-il des vérités qui blessent ? Petit sondage vite fait dans la Presse, 77% des gens croient qu’il dit la vérité, mais pas les politiciens. Qui croire ? Sauf qu’en regardant bien la publicité que vient de sortir notre 1e Sinistre, on voit bien qu’il a une bonne expérience du blanchiment. 

Avant le blanchiment – archives

La pub à la TV

Regardez bien la couleur des cheveux de ce personnages sur ces photos prises à quelques jours d’intervale. Celle de droite est celle de la pub où il veut nous faire croire qu’il est la réincarnation de Blanche-Neige. Qu’en pensez-vous ? Notre 1e Sinistre parade ces jours-ci au carnaval de Rio à un G20 ruineux pour les contribuables au sujet des problèmes pulmonaires de notre planète. Bien entendu, aucune décision importante n’a été prise. Pas plus étonné que pour le 70% d’argent sal qui finance les élections. Interrogé là dessus, le hoquet qu’a eu notre 1e Sinistre a été attribué aux bulles de champagne du banquet de cloture.

Le G20 et le carnaval de Rio