La bourse ou la vie

À part le bruit des casseroles au Québec (même quand elles ne raisonnent plus dans la rue, elles font tout un tapage en publicité du PLQ) on n’entend pratiquement parler que de ça : la bourse. On dit qu’elle est le thermomètre de l’économie mondiale. Si c’est vrai, alors nos finances subissent une attaque de malaria aigüe, car le thermomètre subit des variations incroyables d’une semaine à l’autre. Paix mes agneaux ! Les loups des finances sont là pour nous protéger. Pour nous le troupeau, que sait-on de la bourse ? Rien ! T-Bear a donc cherché à savoir et c’est dans le journal Français trés sérieux Le Monde que T-Bear a trouvé une explication à la portée même des nuls comme lui. Alors, si vous voulez en savoir plus sans vous fouler une méninge, comme lui cliquez sur le titre de l’article : Dessine moi l’éco : la bourse ou le financement des entreprises qui vous expliquera tout en une petite vidéo. Maintenant, si vous voulez avoir l’heure juste sur les dettes des États du monde, cliquez sur l’horloge des dettes mondiales. C’est un site anglophone, mais les chiffres sont en français ;-). Maintenant, les chiffres sont tellement astronomiques que rien que la dette des USA dépasse le temps en années écoulé du Big Bang jusqu’à nos jours. Au-delà d’un certain nombre, les zéros alignés ne sont plus très parlants. Rien ne vaut une petite explication illustrée. Vous le reconnaissez ?   C’est le billet de 100 dollars US. Ce billet est sans doute le plus populaire, le billet préféré dans le monde entier. Ce sont ces billets que nous utiliserons   pour bâtir les « pyramides » décrites dans cette présentation. Et ça, c’est une liasse de 10 mille dollars. Cette somme permet de passer de bonnes vacances au bord de la mer ou de s’acheter une petite voiture d’occasion.  Et voici 1 million de dollars. Finalement, ce n’est pas aussi impressionnant qu’on pourrait croire, n’est-ce pas ? Pourtant la plupart des habitants de notre planète ne gagneront jamais cette somme de leur vie. C’est peut-être pour cela que l’expression  « Devenir millionnaire » est le rêve de tous ceux qui jouent à la loterie. Passons à 100 millions de dollars. Comme vous le voyez, ce montant tient sur une palette classique facilitant sa manutention. On voit à côté pour comparaison, une liasse de 1 million et une autre de 10 mille dollars. Ouf ! Nous arrivons au milliard de dollars… Vous avez compris: si vous souhaitez faire un casse dans une banque pour vous emparer de 1 milliard de dollars, il vous faudra un camion Et voici à quoi ressemble 1 trillion de dollars (ou 1000 milliards) : Notez qu’il s’agit de deux étages de palettes de 100 millions de dollars chacune, soit l’équivalent d’un terrain de soccer (foot),  ou d’un Boeing-747-400 (toujours pour comparaison). Nous en sommes maintenant à 15 trillions de dollars (ou 15 000 milliards). Comme vous le voyez, le Boeing s’est caché derrière cette montagne de dollars, alors que la Statue de la Liberté commence à s’inquiéter, car ce montant est inférieur à la dette des États-Unis qui constitue — tenez-vous bien — :   114.5 trillions de dollars (114 500  milliards). La voici, la dette, elle est à droite sur la photo ci-dessous.Si elle était construite en béton très armé, elle serait la plus haute tour du monde et de loin. Si vous sautiez de cette hauteur sur n’importe quel gratte-ciel américain, vous seriez écrapouti comme une crêpe. Et au sol, vos héritiers éplorés ne pourraient même pas récupérer vos morceaux. Ces 114.5 trillions de dollars, c’est la somme qui manque aux États-Unis pour payer la médecine, les médicaments, les retraites, les frais de Sécurité sociale, la police et toutes sortes de projets militaires que tous les présidents des  États-Unis adorent. Toutes les recettes dont les impôts et taxes passent à payer les intérêts de cette dette. Donc, pour faire cuire la marmite étatique (les politiciens, les fonctionnaires, la santé, l’éducation, les retraites, les polices, les armées etc.) il faut emprunter et augmenter la dette. Et si on remboursait toute la dette ? Oui, mais avec quoi ? Pour se procurer cette somme, il n’y a que deux options : soit le gouvernement imprime ces trillions et dévalue du même coup sa monnaie ce qui serait aussi une catastrophe, soit les habitants des États-Unis les sortent de leurs poches. Mais l’ennui, c’est qu’il y a longtemps qu’ils n’en ont plus assez collectivement, même en raflant l’argent des plus riches. Alors ? Ne paniquez pas. Zorro va arriver pour sauver tout ça c’est sûr… ou Jésus banquier. Pensez plutôt comme cet homme philosophe de l’instant qui tombant du 33e étage se disait « tout va bien pourvu que cela dure » en passant devant le 5e étage. C’est ce que les banques et les gouvernements nous ont ressassé depuis le vrai début de la crise lors du crash de 1997, au moment où c’était réparable. Mais voilà, après moi le déluge. Tous les banquiers, les financiers et les gouvernements ont laissé aller malgré les cris d’alarme des économistes. Il y avait tellement de profit immédiat à faire à spéculer sur la crise ! 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s