Le grand oublié.

Les Français ont connu ça au printemps : les élections. Nous ce sera à l’automne en espérant voir tomber pas mal de feuilles pourries. « Gens du pays, c’est notre tour de nous laisser parler d’amour… » Hélas non, ça s’était autrefois. Autrefois, les promesses électorales s’adressaient aux votants, à leur bien-être, répondaient le temps de la campagne à leurs besoins et à leurs attentes. « Avant les élections, il t’appelait son fiston. Après les élections, il avait oublié ton nom ». Mais au moins, pendant cette courte période, même le plus démuni devenait quelqu’un. C’est fini, c’est ringard de jouer les séducteurs auprès des électeurs. Plus question de la crise, du redressement des finances, du manque d’emploie, du remède aux engorgements des hôpitaux, de l’instruction des jeunes, des retraites des vieux, de tout ce qui intéresse le payeur de taxe quoi. Pas un mot, ils s’en calicent d’autant plus qu’ils ne peuvent rien y faire. Maintenant c’est un match d’insultes pour cercle fermé. Les combattants sur le ring, leurs actionnaires dans le Théâtre et nous, nous les payeurs à l’extérieur, à suivre avec de plus en plus de détachement et d’indifférence leur jeu devant la TV et dans les journaux achetés d’avance. Imaginez un match de hockey ou de foot dont on vous oblige à payer le billet d’entrée mais auquel vous ne serez pas admis à participer, sauf pour remettre le billet dans une boîte avec le nom de qui vous avez trouvé le moins haïssable. Fini pour le candidat de faire semblant de redistribuer son argent au peuple. Maintenant les subventions et les promesses de millions issus de notre labeur ne s’adressent plus qu’à une petite poignée d’entreprises et d’institutions pour les inciter à alimenter la caisse électorale d’un parti. Ne reste au peuple, au peuple oublié qu’à être le spectateur bien malgré lui des coups bas de bas étage qui se donnent et à jouir parfois de voir sortir sur civière certains knok out de la politique.

Caricature de Beaudet

Ou les arrivées des nouveaux combattants qui ne dissimulent même plus leurs intérêts à entrer dans l’arène.

Caricature Bado

Même dans le stand des têtes à claque, ce n’est plus le peuple qui lance la balle, mais chaque parti qui voudrait bien voir la tête des autres tomber.

Caricature Beaudet

Et c’est pour ça que le taux d’abstention du corps électoral s’accroit à chaque fois. Il est devenu le grand oublié des élections.

Et nous alors ?

C’est vrai, ça ! L’élection n’est même pas encore annoncée, que tous les partis se tirent dessus à flèches rougies faute de programme. Fort d’être au pouvoir, le 1e Sinistre pas encore sortant et pas encore sorti se prend pour le Père Noël en plein mois d’août et distribue aux entreprises des poignées de notre argent comme si la crise et le giga déficit n’existaient pas.ET NOUS ALORS ?

Le Sinistre Toma Fioso vous parle

 Bien entendu les amis français de T-Bear en traveront queudal. Ils comprendront juste du sketch d’Emmanuel Bilodeau qu’il se fout de la gueule du Parti Libéral et du 1e Sinistre. Juste pour votre information, amis Français, celui que veut imiter ici notre humoriste n’est nul autre que Tony Tomassi l’ancien Sinistre de la famille, adjoint du 1e Sinistre et que ce dernier a dû limoger à cause d’une suite de scandals dont vous pourrez lire les détails dans l’article en lien en cliquant sur son nom.  En compensation amis Français, une caricature bien de chez vous de Échevin sur les J.O. et votre amour pour les rosbifs encore plus vindicatif que celui des Québécois puisqu’il dure depuis que les rosbifs ont « fait bruler Jeanne d’Arc sur le rocher de Ste Hélène » (Carnets du Major Thomson de P. Daninos+)

J.O. caricatures

La moustache ! Aï le rhume ! Et comment manger sa soupe sans se salir ? Voici une grande performance jamais enregistrée.

T-Bear ne pouvait pas passer par dessus les jeux olympiques. Toujours plus hauts (les coûts) toujours plus loin (de l’idéal de ce pauvre Pierre de Coubertin), telle est la devise que leur donna son père, Pierre de Coubertin. Grâce au souffle puissant qu’il a su leur insuffler, les jeux ont traversé des crises financières, deux guerres mondiales, la guerre froide, des attentats et un massacre. Après Londres 2012, survivront-ils à la crise qui secoue l’Occident jusque dans ses fondements ? Depuis quelques années, les J.O. sont minés par la corruption de membres de la commission, par le dopage et par la ruine des pays hôtes que l’orgueil démesuré de leurs gouvernants leur impose. La première ville hôte qui endetta démesurément ses contribuables fut Montréal. En cette période pré-électorale, il était normale que la première caricature revienne donc au Québec avec celle de Garnotte. La deuxième dessinée par Fleg touche évidemment Londres et la crise qui secoue l’Europe anticipant celle qui fait trembler l’empire Américain.  

Le bateau coule !!!!

Pas arrivé à décrypter la signature du caricaturiste.

Le paquebot européen coule et les caricaturistes s’en donnent à coeur joie, même si ce n’est pas comique pantoute. Heureusement, il y a les jeux de cirques des JO à Londres pour nous faire oublier tout ça. Alors voici ce que T-Bear a récolté comme caricatures à ce propos.

Blower

Et pour finir ce billet, une caricature de Bennet pour nous montrer comment les gouvernements comptent circonscrire le sinistre.

La phobie du rouge du 1e Sinistre

Pourtant, de tous temps depuis que la fédération canadienne a été officialisée le 1e juillet 1867, les libéraux ont toujours été peinturés rouge teint et les conservateurs bleu ciel, jusqu’à l’avènement du Parti Québécois qui a subtilisé à ces derniers leur couleur en les enterrant. Il faut dire pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire de notre pays que le 1e Sinistre du Québec est en réalité un transfuge. Ancien conservateur au Fédéral et donc « teindu » ben bleu en profondeur, il a dû se « peinturer » en rouge en prenant le pouvoir au Québec sous la bannière libérale. Y en a comme ça qui passent par toutes les couleurs des aurores boréales en politique. Donc pour lui, le rouge n’est qu’en façade et y a juste à gratter un peu pour retrouver en dessous le « beluet » conservateur, d’où ses politiques un peu facho sur les bords et son tortillage du gagne-pain devant le très conservateur 1e Sinistre du Canada, Harper ben bleu. C’est pourquoi, quand les étudiants ont pris l’emblème du carré rouge, notre 1e Sinistre s’est senti comme un taureau devant la cape, écumant de colère par tous les orifices. Même en pré-campagne électorale, le simple clignotant rouge de la caméra le met hors de lui comme le montre le caricaturiste Fleg.

Caricature de Fleg.