Les affaires autochtones

Voici comment Harper, le 1er Sinistre du Canada, pense régler les revendications des autochtones. harper-accuse-de-negliger-les-conditions-de-vie-des-autochtonesUn peu comme on traite les bernaches et « goélands » sur l’Île-des-Moulins de Terrebonne.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux élucubrations de T-Bear en cliquant sur le logo ci-dessous :

EntêteNoël14aujourd’hui : du rififi chez les oies.

 

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St Trifouilly la Cacane et le banquier (fin)

problème linguistique

Seulement voilà, assez rapidement les canards ne furent plus assez productifs pour régénérer le troupeau et faire face à la cadence de l’emboîtage. Un conseiller du Ministère de l’agriculture leur recommanda une moulée au viagra pour redonner du pep aux mâles. Certains humains en prirent de la graine. La dette des fermiers augmenta sensiblement alors que les résultats furent assez décevants. Le Ministère appuyé par la banque leur proposa des reproducteurs de Chine qui avaient la réputation d’être aussi prolifiques que les Chinois eux-mêmes. Probablement la nostalgie du pays ou plutôt l’incompatibilité linguistique empêcha les malheureux immigrants de remplir leur promesse. 

L’usine dût acheter des robots pour faire face à la concurrence. Elle jeta au chômage un bon nombre d’ouvriers, mais cela ne suffit pas à compenser le surplus de dette et encore moins à rembourser les intérêts.  Il fallut encore augmenter la production et c’est alors qu’arriva la catastrophe : le cours de la conserve de canard s’effondra sur les marchés boursiers. La direction, recommença à couper les salaires des travailleurs (tout en augmentant le leur), mais la poignée d’employés qui restait se syndiquât et fit grève. Le directeur répondit par un lock-out avant de rejoindre précipitamment le banquier dans son paradis fiscal avec tout ce qui restait dans la caisse. La banque saisit l’usine et la revendit aux Chinois qui la délocalisèrent chez eux dans la Province de Hon Sue.

Il y eut des manifestations pour contester la fermeture de l’usine. Les manifestants défilèrent flambant nus pour prouver la misère dans laquelle ON les avait garochés, ce qui attira le voyeurisme médiatique. Les manifestants eurent beaucoup de succès et firent parler du village jusqu’en Chine. Dès qu’ils l’ont su, les ouvriers de Hon Sue voulurent en faire autant, mais le Parti communiste envoya de suite les chars.  Au pays, la répression n’alla pas tout à fait aussi loin à cause de la démocratie.

Les gens en joualvert demandèrent la démission du Maire pour collusion avec le banquier et dilapidation des fonds public. Celui-ci terrifié appela au secours le gouvernement qui se trouvait lui-même dans l’eau bouillante, vu qu’il était accusé aussi de corruption. Fort de sa majorité absolue au parlement, le 1e Sinistre ami du banquier fit voter au bâillon une loi spéciale pour interdire toute manifestation de plus de 5 personnes et encore les leader devraient indiquer le trajet avant de commencer. Ce qui n’était pas compliqué à Trifouilly vu qu’il n’y avait qu’une rue, la rue de l’église.

Mais les ouvriers bravèrent quand-même la loi en frappant sur leurs casseroles pour bien montrer qu’elles étaient vides. Ruinés eux aussi, les producteurs de canard se joignirent à eux, malgré les appels au calme et à la soumission de leur curé.

Pour sauver la démocratie en péril, les forces de l’ordre en arme et en armure furent dépêchés de la ville pour provoquer et écraser les nudistes armés juste de leurs casseroles. La moitié des habitants se retrouva en prison pour désobéissance civile, l’autre en détention préventive à longue durée sous prétexte d’un complot visant l’insurrection générale. Quand aux enfants, ils furent internés dans des centres d’accueil comme des délinquants.

Devant les protestations et les pressions internationales, les habitants des plus vieux jusqu’aux plus petits furent relâchés. Pour survivre, ils durent quitter leur campagne pour la ville, espérant y trouver un emploie et rembourser leurs dettes. Comme c’était la crise mondiale et que le pays était en récession, ils devinrent chômeurs et se retrouvèrent au bout d’un an sur le bien-être social. Les vieux furent placés dans des mouroirs publics. Le village fut abandonné.

Si nous étions encore au XXe siècle, c’est ainsi que devrait se terminer l’histoire de St Trifouilly ville fantôme, qui par dérision fut renommé St Trifoully la cacane à la télévision et dans les journaux. Mais nous vivons au début d’un nouveau siècle et à l’aube du 3e millénaire des chrétiens. Nos paroles et nos pas font l’histoire et donc elle continue. Noyés dans l’ensemble de la population, suivons les St-Fifouillins à travers la chronique de maintenant.

Le banquier revint précipitamment de vacance pour clamer l’injustice de ce qui lui arrivait. Pour avoir voulu aider à prospérer en philanthrope un village arriéré, il était lui-même menacé de banqueroute à cause de la niaiserie de ces paysans. Si le gouvernement ne le renflouait pas immédiatement avec les deniers publics, il devrait exiger que les membres du gouvernement dont il avait financé la campagne et le pays lui-même lui remboursent toutes leurs dettes d’un seul coup, ce qui provoquerait un désastre économique sans précédent dont le 1e Sinistre serait rendu responsable. Et si celui-ci faisait la sourde oreille malgré tout, le banquier s’empresserait d’utiliser toute la presse écrite, parlée et télévisée dont il avait le quasi monopole pour divulguer leurs magouilles et les faire incarcérer. D’autre part il demanderait aux autres financiers de dégrader la cote de crédit du pays ce qui déclencherait la faillite de l’état, comme ils l’avaient fait ailleurs.

Aussitôt le gouvernement puisa l’argent des contribuables dans le trésor public pour renflouer la banque du montant astronomique qu’elle avait pu extorquer non seulement à Trifoully, non seulement dans d’autres villes, non seulement au pays, mais dans le monde entier. Il fut bien question d’un vague contrat de remboursement sans échéance pa la banque pour faire taire les mauvaises langues, mais très rapidement la loi du silence prit le dessus.

En remerciement, le banquier assura le gouvernement du financement occulte de son parti pour qu’il reste au pouvoir. 

Pour maintenir son train de vie malgré le déficit en croissance exponentielle, le Gouvernement  augmenta les impôts et les taxes pendant qu’il réduisait en inverse proportion les services sociaux essentiels partout, des écoles aux mouroirs publics en passant par les hôpitaux. Les routes et toute l’infrastructure continuèrent à se détériorer. Les richesses minières du pays furent bradées au plus offrants des pays émergeants. Les impôts et les taxes ne servirent plus qu’à payer exclusivement que les intérêts de la dette au banquier et le malheur commença à ronger le pays. Ô, au début ça se fit en douceur maisen profondeur. La pilule était bien enrobée de promesses et la population ne sentit rien venir… par derrière. « Tant qu’il y aura quequ’chose dans l’frigidaire, j’fermrai ma gueule et j’laisserai faire » chantait-elle.

Mais un beau matin, quand il n’y eut plus de service et trop d’impôts et de taxes, quand le travail vint à manquer et qu’ils ne purent plus payer, les gens commencèrent à s’éveiller. Comme de bien entendu, les premiers à se soulever furent les étudiants. À quoi ça sert de s’endetter pour payer des études quand on sait que la job ne sera pas au bout mais le bien-être social ? Et la réponse logique du gouvernement fut : endettez-vous davantage en payant plus.

La majorité du peuple s’empressa de croire à ce sophisme, parce que ne pas voir, c’est repousser le malheur à plus tard.  Parce qu’ils étaient jeunes et plein d’espoir, les étudiants résistèrent. Les journalistes appartenant aux banquiers reçurent l’ordre d’aboyer contre eux et les policiers de les mordre. Des loups recrutés par le pouvoir en place infiltrèrent les étudiants pour faire croire qu’ils n’étaient qu’une bande de voyous qui troublaient l’ordre. Et malgré tout les jeunes résistèrent même aux insultes et aux provocations de toutes sortes. Alors,une partie grandissante d’une population écoeurée suivit, celle à qui il restait encore une colonne vertébrale. Parmi les plus révoltés, on trouva  les spoliés de feu St-Trifoully la Cacane qui se firent remarquer en défilant tout nu dans la rue et en battant sur les casseroles comme ils l’avaient fait autrefois dans leur village. Et comme jadis la presse internationale réagit en leur faveur.

On est aujourd’hui et le fabliaux de T-Bear ne peut avoir d’autre conclusion que celle que tous et chacun pourra lui donner au fil des jours à venir.

Si vous croyez que T-Bear exagère, regardez donc cette vidéo d’une entrevue avec un professeur d’économie et vous verrez comment tout a commencé. 

St Trifoully la Cacane et le banquier (suite)

Comment faire ? Comme par hasard, passa un vendeur de canard qui en avait tout un troupeau à vendre à 300$ la shot. Les villageois ne savaient pas que c’était un employé de la banque déguisé qui leur proposait leur propre bétail. 300$ l’unité pour le revendre 500$ le jour suivant, la belle affaire. Mais comme ils n’avaient plus d’argent comptant dans leur poche vu que maintenant tout marchait avec la carte, Tous se ruèrent à la banque pour reprendre leurs sous, mais le banquier leur fit comprendre leur follerie de vouloir retirer d’un coup le bon argent qui leur rapportait des intérêts, alors qu’en achetant à crédit ils n’auraient pas une piasse à débourser, la banque s’arrangerait à leur place. Comme dans quelques jours il reviendrait leur acheter tout le lot à 500$ L’animal, ils n’auraient pas de problème non seulement pour rembourser toutes leurs dettes, les intérêts (minimes) et même les frais d’administration, mais encore il resterait de la place pour arrondir leur bourse..

Et donc ces niaiseux s’endettèrent pour racheter sans le savoir 1 fois ½ plus cher les maudits canards qu’ils avaient vendu.

Évidemment, du banquier, pas l’ombre du cigare la semaine suivante, ni celle d’après. Les habitants paniqués allèrent en groupe à la banque voir ce qui se passait. Ils apprirent de la caissière que le banquier prenait dans les pays du sud ses vacances annuelles bien méritées après tout ce qu’il avait fait pour eux. Ils ne savaient pas que pour un banquier, vacances annuelles ça voulait dire une année complète, eux qui n’avaient jamais pris de congé de leur vie.

Et puis, comme les gens n’avaient plus d’argent à déposer, la succursale ferma ses portes à cause des restrictions budgétaires. À la fin du mois, chacun reçut par courrier un avis de rembourser en totalité leur dette à la banque. En cas d’impossibilité immédiate, la banque avait généreusement prévu dans leur contrat que le délinquant pourrait payer mensuellement sans faute un minimum assorti d’intérêts raisonnables et ceci dès réception de la présente sous peine de saisie de leurs biens mobiliers et immobiliers.

Les pauvres villageois  essayèrent tous en même temps de revendre leurs canards pour payer leurs dettes et comme de bien entendu, le cours du canard s’effondra. Plus personne pour monter les enchères même sur annonce Xtrape, i-byby ou Ki-dit-git. Même la Mairie se trouva en difficulté. Comme leur crédit fut fermé pour cause de non remboursement, ils n’avaient même plus une cent pour manger… à part leurs canards, ça va de soi.

La panique empêchait les pauvres paysans de dormir, ce qui enrichit le médecin  et le pharmacien de la région. Les braves genres furent pris dans la vis sans fin du vice des antidépresseurs. Mais le problème ne se réglait pas pour autant.

Un associé du banquier leur apporta la solution. Puisqu’on ne pouvait plus vendre les canards vivants, il suffisait de les réduire en chair à pâté et de les mettre en boîte. Ça donnerait du travail à tout le monde et ainsi les familles pourraient rembourser sans problème leurs dettes ou du moins le minimum exigé. Les crédits seraient à nouveau ouverts et chacun retrouverait le bonheur. Une usine donnerait un tel prestige au village que très vite il deviendrait une ville. Les habitants ne seraient plus de vils paysans, mais d’honorables ouvriers. 

La banque se dit prête à financer la Municipalité non seulement pour créer l’usine de cannage (conserverie) sur une des terres à Monsieur le Maire, mais de quoi ouvrir une garderie pour que les femmes aient elles aussi accès au travail libérateur. Il fut même question de lotir sur des terrains qu’achèterait la Mairie à des conseillers bien pensants pour bâtir au cas où il faudrait engager du monde de l’extérieur. C’est d’ailleurs ce qui fit pencher la balance en faveur du projet. En 1 an l’usine, la garderie et les lotissements furent construits. On attendit le retour du banquier de son congé annuel pour inaugurer. Évidemment, il n’était plus question d’achat de canard, puisqu’ils devaient tous être transformés en conserve. La Mairie lui offrit un grand banquet aux frais de la municipalité auquel fut invité aussi Monsieur le député. Et puis, le banquier repartit prendre un autre congé annuel

Mais au bout de l’année, pour la première fois la municipalité enregistra un déficit. Un autre conseiller bancaire fit remarquer qu’il était bien le seul village au pays à ne prélever ni impôt foncier sur l’habitant ni taxes aux commerces. En fait de commerce, il n’y avait jamais eu que le magasin général et la taverne. Pas de problème, avec l’expansion du village dû à l’usine, ON en ferait venir d’autres. Partout ailleurs, Taxes et impôts étaient le seul moyen de payer les intérêts de la dette publique. Même le pays, même tous les pays du monde faisaient comme ça pour faire rouler l’économie.

La soirée suivante du conseil municipal fut particulièrement houleuse, Les membres favorables qui y voyaient leur intérêt profitèrent que des opposants soient allé fumer pour faire passer le règlement au vote. Taxes et impôts crûrent et multiplièrent en même temps que le pourcentage des intérêts. Mais l’usine se mit à produire et tout le monde crut sortir du tunnel.

(suite et fin demain, promis et juré)

St Trifouilly la Cacane et le banquier

T-Bear

Il était une fois un petit village tranquille au bord d’un lac et qui s’appelait St Trifoully. On y élevait depuis plus d’un siècle des canards. Comme ils étaient les seuls à pratiquer cet élevage dans tout le pays, les villageois gagnaient bien leur vie et ils étaient aussi heureux que peut l’être un humain quand il vit en société.

Il y a quelques années de ça, un soir de Conseil Municipal, le Maire avait invité toute la population pour leur présenter un banquier à grosses lunettes, tout en habit de ville vêtu avec un beau porte-documents en cuir à la main pleine de doigts recouverts de bagues en or. Ben impressionnant avec sa grosse voix et son parler de la grande ville quand le Maire lui donna la parole.

« Mes chers amis (personne ne le connaissait mais tous les présents se trouvèrent bien flattés), votre Maire m’a invité pour vous présenter l’affaire qui va vous remplir les poches de bel argent et faire de vous des hommes riches, foi de banquier. Un banquier sait comment faire des affaires. Donc, à tous ceux qui le veulent, je vous achète 60$ cash la cane ou le canard vivant »

« Es-tu fou ? C’est 3 fois le prix du marché. Y a queuq’chose qui tourne pas rond là dedans.» se murmuraient les ouailles au fil des oreilles. Mais, quelques-uns  par l’appât alléchés se décidèrent et rentrèrent à maison contents, les poches pleines de bon argent comptant.

Une semaine après, le banquier revint et proposa cette fois 100$ la bête. Un plus grand nombre se laissa persuader et ceux qui avaient fait affaire  à écornifler les sceptiques. Aussi, quand la semaine suivante le banquier retourna avec une proposition de 150$ la tête, c’est en ligne que se présentèrent les habitants du village. À présent, de l’argent, y en avait, mais y en avait… caché dans la pendule Grand-mère, les bas de laine, au grenier, à la cave… Les gens devinrent bien méfiants entre eux autres, ce qui n’était jamais arrivé. Et pour cause, y avait jamais d’étranges qui venaient, vu que c’est le monde qui se déplaçait pour porter les canards à la ville et ramener leur magasinage.

Mais voilà-t-il pas que pendant que tout ce beau monde était ou en ville ou aux champs, un voleur sans-dessin vint marauder quelques cachettes avant que l’alarme ne fût donnée par une vieille qui était restée et qui avait sonné le tocsin malgré son âge. Pris de paniques, ils en appelèrent au Maire qui en appela au banquier, son de plus en plus grand ami depuis qu’il recevait un pourcentage partagé avec les membres du conseil de son parti.

Le banquier leur dit que ça tombait bien, vu qu’une banque, c’est fait justement pour mettre en sécurité l’argent. Les bas de laine et les cachettes c’est pas sécuritaire pantoute. Faut être moderne et s’adapter avec son temps. Puisqu’ils avaient beaucoup d’argent, il allait même ouvrir une succursale dans la paroisse comme ça ils n’auraient même pas à se déplacer. Ils en avaient parlé avec le Maire et tout était déjà arrangé. Chacun y aurait son compte et même, puisqu’on ne prête qu’aux riches, il leur ouvrirait un crédit avec une carte et comme ça, ils pourraient s’acheter bien des choses sans avoir besoin de traîner d’argent sur eux. Aux jours d’aujourd’hui faut être prudent, la ville était aux mains des voleurs, ils l’avaient bien vu. Le crédit, ça, c’est la solution moderne pour tout et en plus c’est bien vu parce que c’est ça qui fait rouler l’économie. Dans les temps modernes comme aujourd’hui, celui qui n’a pas de crédit n’est qu’un va tout nu, même s’il a tout plein d’or chez lui. Plus un homme a du crédit, plus il est honoré parce que c’est lui qui fait avancer le pays.

Or donc une succursale fut aménagée dans un bâtiment de la Mairie, avec des grilles, un coffre-fort et tout et les nouveaux riches lui confièrent tout leur argent. Chacun reçut par la male pas seulement une mais plusieurs cartes de crédits. Certains voulurent essayer de suite et commencèrent à dépenser sans bon sens jusqu’au top. Et comme chacun avait sa fierté, personne ne voulait être de reste avec son voisin.

 De plus, la belle fille qui tenait la caisse leur ouvrit d’autres crédits sur papier pour s’acheter un char neuf ou arranger la maison ou toutes sortes de dépenses qu’ils n’avaient jamais pensé avant de recevoir du jour au lendemain des tonnes de publicités par la male. Le monde était bien heureux en faisant leur jars dans de beaux habits neufs à la sortie de la messe. Eux qui avaient toujours été plutôt gratte la cent, voilà qu’ils commençaient à vivre dans le rouge et plus ils dépensaient et plus ils trouvaient à dépenser et plus ils aimaient ça faire marcher l’économie.

Le conseil municipal se mit aussi de la partie. Comme le banquier venait de leur ouvrir un crédit illimité, ils commencèrent à rénover les vieux bâtiment de la municipalité, dont la maison du Maire et celles de certains conseiller proches du chef. C’étaient pas les contribuables qui payaient, disaient-ils à ceux qui s’étonnaient, mais le crédit. Saint Crédit priez pour nous

Le jour de l’inauguration de la succursale, pour fêter ça, voilà-t-il pas que ce bon bonhomme de banquier leur offrit 200$ le canard. 200$ le canard ! Hey le bon bargain ! Et les gens lui vendirent tous leurs canards. En fin de soirée, après un beau banquet où l’alcool avait coulé à flot sur le bras de la Mairie, le banquier, nouvelle providence annonça à l’assemblée que les cours en bourse du canard continuait encore à grimper. il leur annonçait sous le sceau de la confidence qu’il paierait 500 beaux dollars la bête. Hey ! 500$ le canard, c’’est de l’argent ça monsieur ! Mais des canards, y en avait plus. Même pas un maudit poussin, même plus un œuf à couver et rien non plus au pays, vu qu’ils étaient les seuls à en élever. C’était pas possible de laisser passer une occasion pareille de se faire du bon argent. Fallait trouver une solution et vite à part de d’ça.

Demain (s’il n’y a pas d’événement majeur) vous verrez comment les habitants de St Trifoully la Cacane se firent plumer comme des canards.
Ce conte a été inspiré à T-Bear par une petite fable suave écrite sur Réelle Démocratie pour expliquer la banque aux nuls qui l’a adapté et enjolivé pour le Québec.